LIMOGES
en quelques mots

Limoges, Préfecture de la Haute-Vienne et de la région Limousin est depuis 2008 labellisée Ville d'Art et d'Histoire. Son histoire est passionnante, son art est riche et il suffit de recenser les sites pour s'en convaincre.

Longtemps surnommée "La ville rouge" ou "La Rome du Socialisme", elle bénéficie maintenant avec bonheur d'une image de qualité de vie, de tourisme vert... mais même si de nombreuses "niches industrielles" la placent souvent dans les meilleurs rangs de la Recherche, elle traîne néanmoins un passé de ville pauvre, triste, enclavée, souvent oubliée des grands projets nationaux...

Et pourtant, Limoges, est la 4ème grande ville du Grand Sud Ouest après Toulouse, Montpellier et Bordeaux.
La nouvelle carte des régions nous associera au Poitou Charentes et à l'Aquitaine.

Limoges est une ville universitaire dotée d'un centre administratif important, d'infrastructures complètes, de centres sportifs de haut niveau...

Quelques mots évocateurs mais dont on a parfois oublié l'histoire…

Augustoritum

C'est le nom latin de la capitale du peuple gaulois des Lémovices, dont dérive le nom moderne de Limoges. La bibliothèque (BFM) est édifiée sur l'emplacement même du forum de l'ancienne ville gallo-romaine : Augustoritum, fondée peu avant l'an zéro de notre ère et dont le nom associe celui de l'illustre empereur Auguste à ritum, radical celtique signifiant le gué alors aménagé pour traverser la Vienne.

Lémovice

Les Lémovices sont un peuple gaulois provenant d'Europe centrale puis ayant migré dans l'actuelle région française du Limousin auquel ils ont donné leur nom ainsi qu'à la ville de Limoges.

Saint Martial

Egalement appelé l'apôtre des Gaules ou l'apôtre d'Aquitaine Saint Martial est le premier évêque de Limoges.

Le mal des ardents

ou "ergotisme" ou "feu de Saint Antoine", est le résultat d'un empoisonnement à long terme habituellement suite à l'ingestion d'alcaloïdes produits par l'ergot du seigle, un champignon qui infecte le seigle et d'autres céréales. On ne sut qu'au XVIIIe siècle que le mal était causé par ce champignon. Jusqu'alors, les hallucinations et comportements provoqués par le fléau encourageait la croyance en une possession diabolique. Nombreux furent les malades brûlés pour sorcellerie.

Ostensions

Les Ostensions sont une tradition religieuse et populaire, profondément ancrée dans l'histoire du Limousin puisque remontant au xe siècle. Elles ont lieu à Limoges et dans plus d'une quinzaine de communes environnantes, principalement en Haute-Vienne. Elles se déroulent tous les sept ans, la dernière édition datant de 2009. La légende fixe l'origine de cette fête religieuse à l'an 994, alors que le Limousin, comme une grande partie de l'Aquitaine, se trouvait aux prises avec le mal des ardents, épidémie qui se déclenche à la fin des moissons.

Porcelaine

La porcelaine de Limoges est née, entre 1765 et 1770, de la découverte de kaolin à proximité de Limoges (Saint-Yrieix La Perche), matériau indispensable à la production de cette céramique dure et translucide.
Si l'on met à jour une substance très proche des kaolins en Saxe dès 1705, le gisement de Saint-Yrieix-la-Perche, proche de Limoges, n'est découvert qu'en 1767 par, semble-t-il, le chirurgien Jean-Baptiste Darnet, qui signale à un apothicaire l'existence de terre blanche utilisée par sa femme pour faire sa lessive. C'est à ce gisement que Limoges doit d'être la capitale de la porcelaine en France.

CGT

La Confédération Générale du Travail (ou CGT) est un syndicat de salariés français créé le 23 septembre 1895 à Limoges. Elle faisait partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français considérées, par présomption irréfragable, comme représentatives par l'État avant la réforme de 2008.

Turgot

Anne Robert Jacques Turgot, baron de l'Aulne1, souvent appelé Turgot, né le 10 mai 1727 à Paris où il est mort le 18 mars 1781, est un homme politique et économiste français. C'est en août 1761 que Turgot est nommé Intendant de la Généralité de Limoges, laquelle inclut certaines des régions les plus pauvres et les plus surtaxées de France. Il y resta 13 ans.

Renoir

Pierre-Auguste Renoir dit Auguste Renoir, né à Limoges le 25 février 1841 et mort au domaine des Collettes à Cagnes-sur-Mer le 3 décembre 1919, est l'un des plus célèbres peintres français.
Une simple plaque, avenue Georges Dumas, indique la maison où il est né...

La Gare de Limoges

Une des 10 plus belles gares du monde !
Le 2 juin 1856, le premier train, un convoi de marchandises en provenance d'Argenton-sur-Creuse, arrive en gare de Limoges. Une gare qui n'est à l'époque encore qu'une simple baraque de planches. C'est exactement deux semaines plus tard que le tout premier service voyageurs, entre Limoges et Argenton, est ouvert. En 1858, la première gare en dur est achevée, œuvre de Pierre Louis Renaud, architecte de la gare de Paris-Austerlitz, le bâtiment étant auparavant une construction en planches. Les travaux avaient commencé deux ans plus tôt, sur un terrain de 11 hectares divisé en parcelles et acheté à pas moins de 44 propriétaires différents. Le bâtiment est simple, flanqué de deux tours carrées, fait de pierre de Chabenet et orné de sculptures. À l'époque, il faut douze heures pour rallier Paris ! La gare de Limoges-Bénédictins est une gare ferroviaire française au carrefour de quatre lignes la reliant à Paris via Châteauroux et Orléans, Toulouse via Brive et Montauban, Poitiers via Le Dorat, Angoulême et Périgueux.
Le 21 novembre 1918, la ville de Limoges et la Compagnie du Paris-Orléans signent l'accord de construction, et le dossier est confié à un jeune architecte de 34 ans, Roger Gonthier (1884-1978), associé à l'ingénieur-en-chef Julien. Le 2 avril 1919, la station des chemins de fer départementaux est transférée à la gare Montjovis, créant de cette façon ce qui deviendra au milieu du siècle la gare routière des Charentes. Chef-d'œuvre éclectique d'architecture régionaliste et symbole de la ville, l'esthétique du bâtiment actuel de la gare de Limoges-Bénédictins, inauguré en 1929, emprunte autant à un Art nouveau tardif, qu'à l'Art déco et au néoclassicisme, et à ce titre fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975.

Le Capitole

Le 15 novembre 1960, la SNCF met en circulation pour la première fois un train baptisé le Capitole entre Paris et Toulouse. Nommé en référence au célèbre édifice toulousain, le train circule en fin de soirée trois fois par semaine (sauf les samedis et dimanches) et vise avant tout la clientèle d'affaires. Il effectue les 713 km du parcours en sept heures avec quatre arrêts intermédiaires à Limoges, Brive-la-Gaillarde, Cahors et Montauban.
Le train poursuit sa carrière comme rapide jusqu'au début des années 1990 avant de disparaître à la mise en service du TGV Atlantique qui permet un trajet en 5 h via Bordeaux. La durée la plus courte du voyage entre Toulouse et Paris est ramenée à 5h35 depuis les années 2000.
Toutes les voitures sont remplacées par des voitures Corail en 1996. Depuis 2004, le service est assuré par Téoz et en 2012 la liaison est regroupée dans l'offre Intercités, les trains classiques de la SNCF. Le nom de Capitole n'est donc plus utilisé officiellement. L'appellation subsiste cependant dans le langage courant pour différencier le service TGV via Bordeaux du direct par Limoges et les Aubrais. Le 29 mars 1982, le Capitole est victime d'un attentat à la bombe revendiqué par le terroriste Carlos qui fait 5 morts et 28 blessés. Le train s'immobilise au droit d'un ancien passage à niveau et de l'ancien poste sémaphorique, au lieu-dit "Les Coussat" sur la commune d'Ambazac.

Pain noir

Le Pain noir est une suite romanesque en quatre volumes écrite par Georges-Emmanuel Clancier (qui est né à Limoges) et publiée entre 1956 et 1961. Clancier s'est inspiré des récits de sa grand-mère, Marie Louise Reix, pour décrire la vie des paysans limousins qui deviennent ouvriers porcelainiers à la fin du xixe siècle. C'est l'histoire de la vie d'une famille pauvre, les Charron, dans une ferme du Limousin entre 1870 et la fin de la Première Guerre mondiale, sur un fond de luttes sociales et morales. Le personnage principal est Catherine Charron, qui est une petite fille au début du roman. Il s'agit d'une famille unie, modeste et d'une honnêteté scrupuleuse, et de ses relations avec un voisinage pas toujours aussi responsable ni exigeant moralement.

C'est après la diffusion du feuilleton télévisé de Serge Moati que l'œuvre rencontre son public et est rééditée.
"Le Pain noir" a été récompensé par le Grand Prix du roman de la Société des gens de lettres en 1957.

....

© ICI Limoges - emergences-limoges.fr